Unité de Neuro-Vasculaire et de Neurologie

service de neurologie     Avec plus de 140000 cas annuels, les accidents vasculaires cérébraux (infarctus cérébraux ou hématomes) sont devenus plus fréquents que les infarctus du myocarde et responsables en France de la première cause de handicap, la deuxième cause de démence et la troisième cause de décès.
     Après une phase de stabilisation de leur nombre, secondaire aux progrès de la prise en charge des facteurs de risques cardio-vasculaire (en particulier de l’hypertension artérielle), une augmentation très nette du nombre d’accidents vasculaires cérébraux va survenir en raison principalement du vieillissement de la population.
     C’est la raison pour laquelle pour mettre en conformité les territoires de santé avec les bonnes pratiques médicales et para-médicales (circulaire de Mars 2007), les Agences Régionales de Santé (A.R.S) favorisent depuis quelques années l’installation progressive des Unités Neuro-Vasculaires (U.N.V).
 
     Les patients de tout âge qui bénéficient de soins appropriés dans les U.N.V.ont une mortalité réduite de 20 %. Il en est de même pour les séquelles. Les victimes d’un accident vasculaire cérébral peuvent bénéficier d’autre part d’une procédure de thrombolyse équivalente à celle des infarctus du myocarde dès lors que ce traitement est administré en moins de trois heures après le début de l’évènement neurologique. Ce traitement permet encore de réduire de 13 % supplémentaire l’importance des séquelles. 
 

service de neurologieIl est donc nécessaire que les patients victimes d’A.V.C. puissent rapidement être admis en U.N.V. 

     Pour permettre l’hospitalisation plus rapide des patients, il est important de développer avec les établissements de proximité une collaboration des moyens assurant un transfert rapide vers l’U.N.V. Une meilleure information des familles et des patients à risques (tabac, hypertension artérielle, diabète, cardiopathies, dyslipidémies etc..) par les médecins traitants et des campagnes d’informations faciliteront l’hospitalisation en moins de trois heures afin d’améliorer les chances de récupération des fonctions cérébrales endommagées.
 
 L’appel au 15 doit devenir la règle comme pour la prise en charge des infarctus du myocarde désormais bien codifiée aussi bien chez les médecins que dans la population.